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Mardi 13 Février 2007


 


 

 

Conte de Zalgoume

 

Une femme avait deux garçons et une fille. La fille se nommait Zalgoume. Son frère aîné partit à la fontaine faire boire le mulet.

 

Arrivé à la fontaine, le mulet refuse de boire; il a peur: il voit dans l'eau un cheveu très long. Le garçon l'enlève et dit:

 

- Par Dieu, je vais le mesurer à toutes les filles. Celle à qui il va, j'en fais ma femme! Je le jure même si c'était ma sœur, s'il lui va, je l'épouse.

 

Il mesura le cheveu à toutes les filles, il ne leur allait pas. Quand il le mesura aux cheveux de sa sœur, il lui allait. Il raconta l'affaire à sa mère... Maintenant, j'ai juré, je ne changerai pas. (Autrefois le serment avait de la valeur, ce n'était pas comme maintenant). Je l'épouse sans faute! Sa mère lui répondit: Mon fils, ce sera une honte pour elle! personne n'épouse sa sœur!

- Je te dis que j'ai juré, c'est fini.

 

Il achetèrent du blé et la mère dit à sa fille: - Nous avons acheté du blé: nous allons marier ton frère. La jeune fille ne savait pas que c'était elle la mariée. Elle blanchit entièrement la maison au plâtre du pays: tout était bien propre.

 

Elle lava le blé, le passa tout au crible, bien soigneusement, et monta l'étendre sur le toit de la maison. Une corneille passa et cria: Aouk! aouk! Donne moi un peu pour mes enfants et je te dirai!

 

La jeune fille lui dit: Mon amie, va-t-en! Qu'as-tu à me dire ainsi? La corneille répliqua: Je te dis, donne moi un peu, je te parlerai.

 

L'autre lui donna quelques grains et l'oiseau lui dit: Eh bien! Le blé que tu es en train d'étendre, c'est pour ta noce! c'est toi que ton frère épousera. Elle ne l'a crut pas.

 

Plus tard on roula le couscous. C'est elle qui le roula entièrement. Elle monta l'étendre sur le toit de la maison.

 

La corneille passa de nouveau en disant: Aouk! aouk! Donne moi un peu pour mes enfants et je te dirai!

 

- Mon amie, je t'en prie, toujours tu accours vers moi! Va t'amuser toute seule!

 

- Je te dis donne moi un peu, je te dirai.

 

La fille lui donna du couscous et l'oiseau répéta: Je te l'ai déjà dit: ce couscous que tu as roulé est pour ton mariage avec ton frère.

 

Elle descendit immédiatement du toit et sortit.

 

- Où vas-tu? Lui dit sa mère.

 

- Ici seulement, je reviens! et il partit.

 

Elle se sauva de village en village... jusqu'à ce qu'elle trouve une dalle: il fallait cent personnes pour la soulever et autant pour la poser.

 

Elle la soulève toute seule et pénétra sous cette dalle: l'intérieur était une maison; elle y entra. Ses parents la cherchèrent longtemps et ne la trouvèrent pas.

 

Le lendemain un berger partit faire paître ses chèvres. Il marcha, marcha, et arriva à cet endroit. Une chèvre monta sur la dalle qui bougea. Le berger l'appela disant: Guechgâ! guechgâ! Zalgoume répliqua:

 

                                             Qui dit ainsi guechgâ guechgâ!

 

                                             Que la gale le dévore!

 

                                             Dis à mon père et ma mère:

 

                                             Voilà Zalgoume dans un trou!

 

Les chèvres prirent peur; pas moyen de les faire passer. L'homme écoutait qui parlait ainsi. Il ne vit personne. Elle parlait de dessous la dalle. Il se mit à crier sur ses chèvres, qui partirent.

 

A l'heure du retour, vers quatre heures, le berger rassembla ses chèvres pour revenir à la maison. Une chèvre monta encore sur la dalle. Il cria: Guechgâ! guechgâ! Et la voix se fit entendre de nouveau disant:

 

                                  Qui dit ainsi guechgâ guechgâ!

 

                                  Que la gale le dévore!

 

                                 Dis à mon père et ma mère:

 

                                Voilà Zalgoume dans un trou!

 

Quand le berger, en compagnie du père de Zalgoume, passa le lendemain matin, une chèvre monta de nouveau sur la dalle. Il lui cria: Guechgâ! guechgâ!

 

                     Alors Zalgoum dit:

 

                   Qui dit ainsi guechgâ guechgâ!

 

                  Que la gale le dévore!

 

                  Dis à mon père et ma mère:

 

                 Voilà Zalgoume dans un trou!

 

Son père s'écria aussitôt: c'est ma fille! il s'approchât d'elle: Zalgoume, viens! Qu'est-ce qui t'a emmenée ici? Pourquoi te caches-tu ainsi?

 

Elle répondit:

 

                   Autrefois tu était mon père, mon père!

 

                   Mais maintenant tu es mon beau-père!

 

Il partit.

 

Le lendemain vint sa mère. Elle l'appela:

 

- Zalgoume, viens!

 

Elle répondit:

 

                     Autrefois tu étais ma mère, ma mère!

 

                    Mais maintenant tu es ma belle-mère!

 

Elle partit.

 

Ensuite son frère, non pas celui qui devait l'épouser mais l'autre, l'appela:

 

- Zalgoume, viens avec moi!

 

Elle répondit:

 

                Autrefois tu étais mon frère, mon frère!

 

                Mais maintenant tu es mon beau-frère!

 

- Zalgoume, je t'adjure par Dieu montre-moi au moins ta main que je la vois! Elle lui montra sa main en la faisant sortir sous la dalle. Il la coupa et l'emporta. Va! lui dit-elle. Que Dieu une épine dans la rotule de ton genou! Que ne puisse te l'enlever ni français ni kabyle! Que seule la main que tu as coupée puisse te l'enlever.

 

Il partit emportant la main. Au milieu du chemin, une épine se planta dans la rotule de son genou.

 

Il revint à la maison et resta malade dans un coin. On amena un médecin, tous les guérisseurs de partout: chacun essaya d'enlever l'épine, personne ne réussit.

 

Quand à Zalgoume, elle restait dans son trou. Un jour un passant la trouva; il revenait de son champ et la vit sur la dalle. Il eut peur de passer et dit:

 

- Je t'adjure par dieu et Lalla Fatima, fille du prophète, de me dire qui tu es! Si tu es une créature humaine viens avec moi, je t'emmène. Si tu es un mauvais génie, que Dieu t'éloigne de nous!

 

Elle lui dit:

 

- Je suis une créature humaine comme toi. Mais c'est Dieu qui m'a amenée ici et j'y suis restée.

 

- Viens avec moi!

 

- Je ne peux me lever, je n'ai pas de vêtements; ils sont tous déchirés: je suis nue, je ne viendrai pas.

 

L'homme enleva sa cachabia (burnous) et la lui jeta en disant:

 

- Tiens, mets-la et viens avec moi.

 

Elle revêtit la cachabia de l'homme et partit avec lui.

 

Cet homme était déjà marié; il aviat une femme à la maison. Il amena Zalgoume avec lui, et l'épouse.

 

Il se préparait à partir au pèlerinage. Il leur acheta de la laine, de la nourriture pour toute une année; du plâtre du pays.

 

- Vous blanchirez vos chambre, leur dit-il. Il acheta tout ce qu'il fallait et partit en les laissant ainsi.

 

Sa co-épouse dit un jour à Zalgoume:

 

- Va laver la laine. Elle partit. Un corneille passa et lui dit: Âk! âk! Donne-moi une poignée de laine, je t'apporterai ta main!

 

- D'où vas-tu m'apporter ma main? Elle sans doute pourrie! Ou bien qu'en ont-ils fait?...

 

- Je te dis, donne moi un peu de laine je t'apporterai ta main!

 

Elle lui donna de la laine, la corneille en couvrit ses enfants, puis il lui apporta sa main.

 

Elle souffla de la morve (sauf ton respect) et sa main fut collée: elle devint mieux qu'avant. Zalgoume lava sa laine et revint à la maison.

 

Sa co-épouse lui dit: Zalgoume, comment t'y es-tu prise pour ta laine? Elle répondit:

 

- Je l'ai portée à la rivière et lui ai dit: rivière, lave-la-moi et rends-la moi! Elle me l'a lavée et me l'a rendue.

 

La femme fit ainsi pour sa laine; elle la donna à la rivière en disant:

 

- Rivière, lave-la-moi, rends-la-moi! Elle attendit encore et revint bredouille.

 

- Tu m'en a joué un tour, Zalgoume, dit-elle.

 

Est-ce ainsi qu'on agit?

 

Est-ce cela que je t'ai dit? Je t'ai dit: fais un trou et laves-y la laine peu à peu. Toi tu l'as donnée à la rivière.

 

Tu pense que la rivière va te la rendre! Eh bien, c'est fini! Elle rentra chez elle.

 

Le mari avait acheté de la graisses fraîche. Comment as-tu traité cette graisse, Zalgoume?

 

- Je l'ai enterrée sous le tas d'ordures. Quand j'ai voulu blanchir, je l'ai rapportée; j'ai amené des chiens, je la leur ai donnée manger; alors je leur ai dit:

 

- Barbouillez le mur et ils m'ont enduit toute la maison. Voilà ce que j'ai fait.1

 

Or c'était un mensonge: elle avait salé sa graisse et gardée dans une marmite.

 

Quant à l'autre, elle fit ainsi à sa graisse elle l'enterra sous les ordures puis amena des chiens, qui la mangèrent. Elle cria après eux et ils barbouillèrent toute la maison: sa chambre devint infecte. Zalgoume blanchit donc avec soin sa chambre, tissa une cachabia pour son mari.

 

Chacune des deux eurent deux garçons. Le fils de Zalgoume grossissait de jour en jour: quant à l'autre, il n'étatit pas en bonne santé, il était maigre. Elle lui dit:

 

- Zalgoume, comment soignes-tu ton fils?

 

- Je le mets dans une outre et je m'en faits un oreiller la nuit. Elle fit ainsi: son fils mourut; le matin elle le trouva mort.

 

Au retour du pèlerinage, le mari regarda la maison de l'une: tout était étincelant, la maison bien blanchie, la graisse dans la marmite, la cachabia tissée.

 

Il regarda la chambre de l'autre: son fils était mort, la chambre sentait mauvais, tout était gâché. Il lui dit:

 

- Vois la porte, déguerpis! Je n'ai pas besoin de toi.

 

Il resta avec Zalgoume, qui eut un deuxième enfant. L'un portait une mèche d'or, l'autre une mèche d'argent.

 

Le temps passa, ils grandissaient.

 

Un jour elle leur dit:

 

- Dites à votre père, quand il rentrera: Papa, nous irons chez nos oncles maternels. s'il vous dit: j'ai trouvé votre mère dans la forêt, elle n'a pas de parents, dites-lui:

 

- Papa, y a-t-il une forêt qui n'ait pas de parents.

 

Quand le père arriva, ses filles lui dirent:

 

- Papa, allons chez nos oncles. Il leur dit:

 

- Mes enfants, j'ai trouvé votre maman dans la forêt, elle n'a pas de parents.

 

Il répondirent:

 

- Non! y a-t-il une forêt qui n'ait de parents?

 

- Eh bien, allez! Dites à votre mère que vous voulez partir.

 

Elle les revêtit de vêtements neufs très beaux mais par dessus elle elle leur mit des haillons.

 

Elle fit de même pour elle: en dessous elle mit de beaux habits et dessus de vieilles choses.

 

Ils allaient en mendiant. Quand ils furent près de la porte de ses parents, elle dit:

 

- Voulez-vous nous héberger pour l'amour de Dieu?

 

Sa mère sortit et lui dit:

 

- Entre ma fille, reste ici dans le vestibule. Mais son frère dit:

 

- Fais-les entrer dans la maison.

 

Alors ils entrèrent.

 

Elle vit, dans l'angle de la pièce, son frère malade, toujours avec son épine dans son genou.

 

Ils bavardaient près du feu.

 

Elle demanda:

 

- Celui-là, qu' a-t-il ainsi?

 

- Il est malade: une épine s'est plantée dans son genou. Depuis ce jour nous avons amené tous les gens possibles, tous les médecins: personnes ne l'a enlevée.

 

- Attendez un peu, dit-elle donnez moi de la lumière.

 

- Allons donc! Si aucun médecin ne l'a enlevée, à plus forte raison toi!

 

- Qui sait? Peut être l'enlèverai-je? Donnez moi de la lumière, j'essaierai.

 

D'un sel coup elle enleva l'épine...

 

Pleins de joie il s'écrièrent:

 

- C'est notre Zalgoume.

 

Alors la terre se mit à aspirer son père et sa mère: elle les attirait, les avalait...

 

Zalgoume les empoigna en disant:

 

- Je vous pardonne au nom du sein que vous m'avez donné.

 

Elle retira son père et sa mère.

 

Tous étaient dans la joie. Ils firent une grande fête puisqu'elle était revenue à la maison.

 

Ils se réjouissaient aussi pour celui qui était guéri après combien d'années de maladie! Ils firent de grandes aumônes. Puis elle repartit chez son mari.

 

Mon histoire a suivi son cours comme la rivière,

 

Je l'ai racontée à de nobles gens.

 

 

publié par ouali publié dans : ibelkissene
Mardi 13 Février 2007

 

 

   



                                                                                                                                                                                

                                                                                                          

                                                                                                                                                            

 

Faut-il appliquer la politique linguistique de la Suisse pour l'Algérie d’aujourd’hui ?

 

 

 

 

                                       Par:  Farid  (*)

 

 


     Parler de l’Algérie d’aujourd’hui sans parler de son histoire, sa fameuse révolution, sa richesse pétrolière ne vaut rien du tout. Comme parler aussi de cette même Algérie, sans parler de sa richesse linguistique ne vaut rien du tout de même.    Cet  intérêt que je dois à cette vertu linguistique d’un paye officiellement arabe ne relève pas de rien. De quoi alors ?

 

  

 

     La pratique langagière des algériens est caractérisée par un phénomène linguistique dit le bilinguisme, même on peut y aller trop loin en l’interprétant par le plurilinguisme. Ce jugement que je fais relève de la diversité linguistique qui façonne le parler algérien. Il y des arabophones certes, mais il y en a tout de même d’autres locuteurs qui ont un moyen de communication différent de celui des arabophones ; il y en des berbérophones qui parle le tamazight, et qui le parle jusqu’à nos jours. Une langue qui a un nombre de locuteurs qui avoisine les 13 millions.

 

 

     La langue berbère appartient à la famille des langues dite chamito-sémitique à côte de la langue arabe et celle de l’hébreu. Elle a survécu depuis de longues années, surpassant toutes les invasions qu’a connu l’Algérie. Celle des phéniciens arrivant à celle des français, en passant par l’invasion arabe. Et c’est cette dernière qui l’a plus influé et l’a plus marqué, du fait de son prestigieux statut en tant que langue de la religion musulmane, aussi son rapprochement étymologique du berbère.

 

 

     Cette domination de l’arabe ajouter l’immense superficie de la berbérie ancienne, qui a provoqué la rupture de la communication ainsi le manque de l’intercomprehension entre les berbérophones, ont engendré la dialectalisation de la langue berbère. Plusieurs dialectes ont vu le jour depuis, parmi eux ont peut citer le cas du kabyle, chaoui, mozabite et le touareg en Algérie. Le  chleuh et le rifain en royaume chérifien…etc. Cette réalité linguistique a poussé un certain nombre de chercheurs en linguistique et en sociolinguistique, a soulever l’hypothèse de langues berbères et non de dialectes berbères.

 

     Cette situation du corpus de ces dialectes berbère qui souffre de la variation dans tous ses types, que se soit de type diatopique, diastratique et même de type diachronique. A côte de sa marginalisation officielle, en lui attribuant la dénomination de dialecte au lieu de lui accorder un statut d’une classe plus prestigieuse, engendraient une situation et une réalité linguistique qui nécessite un aménagement linguistique et revoir cette langue en la révisant dans son corpus et dans son statut. Mais comment cet aménagent peut être concret sur le terrain ? Et quelles sont les mesures qu’il faut pré

 

 Défini comme étant une tentative de modifier consciemment un corpus et un statut d’une certaine langue, l’aménagement linguistique s’avère comme un ultime recours pour la langue de Jugurtha. Les multiples expériences qui ont eu lieu peuvent êtres d’un apport certain pour cet outil de communication du peuple amazighe.

 

 

 

     Parmi ces expériences, ont peut citer celle de la standardisation de la langue tchèque par le cercle de Prague à côte de la politique linguistique appliquée dans la fédération switzlandaise. Cette dernière peut être une expérience à retenir applicable pour le berbère ! Comment ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

publié par farid publié dans : ibelkissene
Mardi 06 Février 2007

 

 

Le village IBELKISSENE…………… en quelques lignes

Un village situe à la commune d’Iferhounene (Tizi ouzou ) au nord de l’Algérie a 7 KM du chef lieu de la commune d’Iferhounene .

Un village situe à l’extrême Nord de la commune Iferhounne, a une altitude de 700 m.

Un village de près de 800 habitants.

Un village qui possède un mausolée (SIDI MOUSSA) avec une école coranique (ZAWYA).

publié par ouali publié dans : ibelkissene
Mardi 30 Janvier 2007
publié par ouali publié dans : ibelkissene

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